J'ai laissé une rive,
je n'ai pas laissé la mer.
Entre mes mains, deux langues,
entre mes pas, deux terres.
On m'a dit : « choisis ».
J'ai répondu : je relie.
Car un pont n'a pas de camp —
il a deux extrémités.
Le Togo dans la voix,
le Canada sous les pieds,
et au milieu, ce fil d'or
que rien n'a su couper.
— Z. M.
J'écris des poèmes comme je bâtis des passerelles : pour tenir ensemble ce qu'on nous demande de séparer.
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